Matthieu Mélin interrogé par Lexology sur l’amende record infligée par la CNIL à Free et Free Mobile

La CNIL a récemment infligé 42 M€ d’amendes à Free et Free Mobile à la suite d’une cyberattaque en 2024 ayant exposé les données personnelles de 24 millions d’abonnés.

Pour Lexology, média britannique, Matthieu Mélin analyse les enseignements de cette décision : si la survenue d’une fuite de données ne constitue pas en soi une violation du RGPD, la CNIL a relevé des lacunes sérieuses en matière de sécurité – protections VPN insuffisantes et absence de dispositifs de détection d’activités suspectes – alors même que ces mesures étaient recommandées par la CNIL et l’ANSSI.

Selon Matthieu Mélin :

« Bien que ces recommandations ne soient pas obligatoires en droit, le Conseil d’État a confirmé en 2024 que la CNIL pouvait s’y référer pour évaluer une violation. Les responsables de traitement doivent désormais considérer que ces recommandations s’apparentent à des obligations strictes, ou être prêts à expliquer pourquoi ils choisissent de s’en écarter. »

Une affaire qui illustre l’importance croissante de l’alignement sur les bonnes pratiques de sécurité comme élément clé de la gouvernance des données.

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